Même pas peur

6 novembre 2016 - 10:10

Nous nous rendions à Ledegem ce samedi, pour en découdre sur un terrain synthétique flambant neuf contre une équipe qui, bien que classée en bas de classement, nous avait donné pas mal de fil à retordre au match aller, qui avait plus tôt cette saison tenu Westhoek en échec, et, surtout, la seule équipe à avoir battu Geluwe cette saison.

On sentait les nôtres tendus, craintifs de laisser des plumes dans ce match faussement facile sur le papier. Ils étaient méconnaissables en première mi-temps, trop timorés, ils n’allaient pas au contact, ne revendiquaient pas le ballon et leurs attaques étaient trop timides pour inquiéter le portier adverse.

Ce qui devait arriver arriva : on laisse un milieu adverse remonter trop facilement le terrain, jusqu’à ce que la seule façon qui reste pour l’arrêter soit de le faucher à l’entrée du rectangle : coup franc, magnifiquement brossé dans la lucarne, imprenable pour Max : 1-0 à la 10ème, la douche froide.

Quelques minutes plus tard, on allait enfin mettre sur pied une attaque digne de ce nom. Notre avant-centre est lancé dans la profondeur, file vers le but, et est en chemin torpillé par le gardien de Ledegem, sorti hors de son rectangle. Le genre de fautes que le bon dieu a inventées pour expliquer ce qu’est un carton rouge indiscutable à l’école des arbitres. Notre arbitre du jour a dû brosser le cours où cela a été expliqué, et ne donne qu’une jaune. Hallucinant !

La pause est sifflée sur ce score de 1-0, on ne sait pas ce que David a dit dans les vestiaires, mais cela a porté ses fruits. En moins de 5 minutes après la reprise, notre attaquant de poche R.O. allait nous rappeler pourquoi il était venu : par deux fois, il fusille le gardien local, 1-2, restait 35 minutes pour gérer ce score en notre faveur.

Nos « Jespotiens » transfigurés allaient tenir le score jusqu’à la fin du troisième quart-temps malgré le jeu de plus en plus rude de nos adversaires frustrés. L’incompétence du referee n’allait pas faciliter les choses non plus, heureusement, nos hommes ont réussi (presque tout à fait) à se maîtriser et pourront finir la rencontre à 11.

Dernier quart-temps, N.T. trouve que cela commence à bien faire, et nous sort un de ces rushes dont il a le secret. Il remonte tout le terrain balle au pied – il doit faire peur aux défenseurs adverses quand il fait ça – avance jusqu’aux 16 mètres et envoie le cuir dans le plafond de la cage. Pfiouuu quel but !

Reste dix minutes. Un de nos défenseurs ressent une gêne dans la cuisse. Les Davids décident de le remplacer. Le père du joueur, kinésithérapeute de son état, ne peut qu’approuver la décision. Contrairement à l’arbitre, qui rechigne à autoriser le changement, estimant le joueur insuffisamment blessé. Vous imaginez ?

Nous nous apprêtons à rejoindre nos pénates quand, dans une toute dernière attaque, E.C. profiterait d’un ballon insuffisamment repoussé par le gardien adverse pour sceller le score : 1-4, la fête peut commencer.

Rendez-vous au Communal la semaine prochaine pour un match capital contre Westhoek, invaincu, qui compte le même nombre de points que nous. Avec notre style de jeu, qu’est-ce que cela nous aurait arrangés de jouer sur le terrain 1, mais …

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