Ils voient clair, à Westhoek.

13 novembre 2016 - 07:59

Le comité de la Jespo avait accepté de mettre à disposition le terrain 1 pour cette rencontre au sommet entre deux équipes classées deuxièmes avec 20 points. Un match importantissime à bien des égards. Il fallait bien entendu l’emporter pour rester dans la course au titre, mais c’était peut-être plus encore un match d’honneur : il fallait faire oublier la déception du match aller (qui s’était soldé sur un partage 2-2 qui avait un goût de défaite tellement les nôtres, pourtant décimés par les nombreuses blessures, avaient dominé leur adversaire). Les nombreux supporters présents (dont notre nouveau T1, Monsieur Thierry Clatot, merci à lui !) se rendaient bien compte de tout l’enjeu de la rencontre, tellement la tension était palpable.

Les retardataires allaient avoir tort, car David Libion avait décidé de passer outre le traditionnel round d’observation et de lancer ses troupes immédiatement à l’assaut du but adverse. Grand bien lui prit, car sur une des premières attaques, N.T. qui avait temporairement quitté sa défense parviendrait à percer le mur yprois après quelques minutes de jeu seulement pour marquer le premier but d’un tir tendu. On sentait que quelque chose de grandiose était en marche, d’autant qu’une poignée de secondes plus tard, ce même N.T. se présenterait seul devant le portier adverse, mais oublierait malheureusement de conclure. On noterait encore une troisième occasion de but franche et un pénalty qui aurait pu être sifflé en notre faveur, tout cela dans le premier quart-temps.

Dans la deuxième partie de première mi-temps, Westhoek allait progressivement entrer dans le match, mais sans inquiéter Max pour autant. Nous nous créerions moins d’occasions aussi, mais notre domination n’en était pas moindre. C’est sur ce score de 1-0 en notre faveur que Monsieur l’arbitre allait siffler la pause.

Dix minutes plus tard, seulement, nos 14 guerriers étaient déjà de retour sur le terrain. Plutôt que de laisser les muscles s’ankyloser par ce froid glacial et de s’endormir dans le vestiaire, le coach décida d’écourter la pause pour reprendre un échauffement de quelques minutes avant d’entamer le second opus.

Grand bien lui en prit, puisque très tôt en seconde mi-temps, Y.B. allait doubler la mise : 2-0, mission accomplie, nous disions-nous, puisque Westhoek n’était en 45 minutes pas parvenu à mettre sur pied une seule attaque digne de ce nom.

Et pourtant, 21 dernières minutes de folie nous attendaient encore. Juste avant de siffler la fin du troisième quart-temps, Ypres hérite d’un coup franc sur la ligne de touche, à une petite vingtaine de mètres de la ligne de fond. Nos joueurs qui pensaient au départ que l’arbitre avait sifflé une touche étaient encore en train de placer leur mur quand le joueur adverse botta le coup franc qui allait, chanceusement, finir sa course au fond des filets. 2-1, allez, rien de grave nous disions-nous.

Si ce n’est qu’au début du dernier quart, un joueur de Westhoek allait envoyer une fusée du milieu de terrain en pleine lucarne. Deuxième tir au but pour Westhoek, et 2-2 au panneau d’affichage. On repensait déjà au drame de l’aller avec ce même score de 2-2 auquel Westhoek semble être abonné puisque par cinq fois cette année, c’est sur ce score qu’ils sont rentrés à la douche.

Quand même pas une sixième fois, nous disions-nous, d’autant que dans la foulée, nous loupons une occasion en or devant un but vide. Certains joueurs semblaient en plus accuser le coup et n’entendaient plus les consignes, jusqu’à ce que dans un ultime sursaut d’honneur, le 3-2 de la délivrance allait tomber.

L’horloge du stade indique alors qu’il reste cinq longues minutes à tenir, que les rouge et blanc vont boucler de main de maître, certes parfois en faisant la petite faute nécessaire, mais toujours à distance suffisante de notre cage pour ne pas offrir inutilement d’occasions à l’adversaire.

La première phrase que j’ai entendue après le coup de sifflet final d’un supporter adverse était : « On a perdu contre plus forts que nous ! ». Ils voient clair, à Westhoek !

 

P.S. Dans le même temps, Geluwe, privé de son n°9, n’a pas fait mieux que 2-2 contre Lauwe, de quel fait la Jespo occupe désormais la 1ère place du classement à égalité de points avec Geluwe, tout en sachant qu’ils se sont fait voler trois points sur le tapis vert. Reste 3 matches pour décrocher ce fameux titre !

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